JF Ferbos

Dernier ajout : 3 juin.

Jean-François Ferbos

Les créations de JF Ferbos

English : http://ferbos.jeanfrancois.free.fr/psychanalyse-et-creation/IMG/pdf/bio-JFF.pdf

 

Né à Bordeaux le 15 janvier 1973, Jean-François Ferbos éprouve très tôt une vive attirance pour les arts picturaux. À quinze ans, il compose en autodidacte ses premières huiles sur toiles . Ses sources d’inspiration, lui viennent d’abord de l’artiste Jean Sabrier, le mari de sa mère et figure inaugurale pour son processus créatif. C’est très logiquement que son attention se portera alors sur la peinture de la Renaissance italienne, Piero de la Francesca, Masaccio, Uccello... et l’œuvre de Marcel Duchamp. Plus tard Caravage deviendra une source d’inspiration dont il détournera certains de ses thèmes en œuvres contemporaines : détournement en objets (Bacchus Malade, Hommelette aux œufs), ou en une installation (Érotorelief). Duchamp est là aussi pour œuvrer dans ces recompositions anachroniques. La facture de certains titres de tableaux, empreinte de jeux de mots et de traits d’esprits, coïncide aussi avec ses préoccupations pour la psychanalyse : l’approche psychanalytique du signifiant et de ses effets de polysémie en raison de son ancrage dans l’inconscient guide en permanence ses constructions picturales et leurs titres qui jouent sur les ambiguïtés du langage (par exemple, Consomme vite ! « con somme vit !). Très tôt plongé dans le domaine de la psychanalyse, Jean-François Ferbos devient membre de l’Ecole lacanienne de Psychanalyse (fondée par les élèves de Jacques Lacan) en 2005. Il quittera cette école en septembre 2015. 

Aujourd’hui, accompagné par la présence des œuvres d’ Edward Povey, son travail est centré sur la question du "Seuil", comme lieu de l’acte de création en tant que geste faisant lien entre le dedans et le dehors. Cette question opère un retour sur l’apport de Leon Batsita Alberti qui a avancé que le tableau est un cadre, une fenêtre ouverte sur le monde et son histoire (1436, De Pictura).

L’art rétinien n’est pas mort, contrairement à ce qu’a annoncé Duchamp. En reprenant sa théorie sur « l’inframince », il fait une proposition : "il est possible d’accepter et d’annoncer sa dette envers l’histoire de l’art, envers les artistes passés et présents tout en apportant sa part de création avec ces micro variations de la représentation. La singularité de ces petits « pas de sens" gît ici dans cet espace étroit qui permet différence et répétition en fonction de leur articulation." Il n’est pas dans la rupture mais dans une continuité évolutive avec ce qu’il aime. Le terme "évolutif" est important car il donne un rôle central au mouvement, celui de l’aphanisis du sujet, celui de l’acte créatif etc.

« Peindre, c’est toujours faire voir le feu sous la cendre » Jean-Marie Pontevia "La peinture masque et miroir. Écrits sur l’art et pensées détachées", éditions William Blake & Co 1981

 

 

Born in Bordeaux, january 15th 1973, Jean-François FERBOS felt a strong early attraction for pictural arts. He was 15 when he achieved his first oil paintings on canvas. His primary inspiration sources came from the artist Jean Sabrier his mother’s husband and inaugural figure of his creative development. Therefore, very logically, he focused his mind on the Italian Renaissance painting, with Pierro de la Francesca, Masaccio, Ucello… and the works of Marcel Duchamp. Later, Caravaggio will be a source of inspiration too, and he will divert some of his themes towards contemporary pieces of art : diversion as an object (Bacchus malade ,Hommelette aux œufs) or an installation (Erotorelief). He also relies on Duchamp to create these anachronic compositions. The nature of some of the titles of his paintings, suffused by play on words or witticisms is in keeping with his interests in psychoanalysis. The psychoanalystic approach to the signifier and its polysemic effects due to its being rooted in the unconscious self is a permanent guide for his pictural creations and their titles which are playing on language ambiguity (ie Consomme vite ! Con somme vit »). As he immersed himself in psychoanalysis very early in his life Jean-François Ferbos became a member of the Ecole Lacanienne de Psychanalyse (founded by Jacques Lacan’s disciples) in 2005.He left it in 2015.

 

 

Nowadays, stirred by his discovery of Edward Powey’s works, his own work is focused on the « threshold » concept as the very place for creation because it can be viewed as a move to link the inside to the outside. This topic brings us back to Leon Batista Alberti’s contribution when he said that a painting was a frame, a window opened towards the world and its history.(1436 , Pictura).

Retinal art is not dead, despite what Duchamp claimed. Talking about his infra-thin theory, Duchamp lays down a proposition ; « it is possible to accept and ascertain one’s debt to past and present artists while bringing your own creative contribution with its micro variations of the representation ».

There lies the uniqueness of these small « pas de sens » (newly creative meanings ), in this narrow space which allows both difference and repetition depending on their arrangement. ».

He doesn’t seek a rupture but is leaning towards an evolutive continuity with what he treasures. The word « evolutive » is important because it endows the mouvement with a main part, the part of the subject aphanisis or the creative act, etc.

“Painting always means showing the fire under ashes” Jean-Marie Pontevia « La peinture masque et miroir, Écrits sur l’art et pensées détachées » éditions William Blake & co 1981