Clinics Zones à Paris : 25 et 26 septembre 2021

Une activité de Mayette Viltard

Mercredi 28 avril 2021, par Ferbos // Activités

Chers amis,

Les mesurettes de déconfinettes étalonnées et échelonnées que nous essayons de lire dans le marc de café nous laissent penser que nous ne pourrons pas tous nous trouver aux Clinic Zones des 29 et 30 mai, à l’Agora, peut-être encore fermée...
Nous avons donc décidé, avec l’accord de ’l’Agora, que les Clinic Zones se tiendront :

les 25 et 26 septembre 2021

à Paris, toujours à l’Agora.

Vous recevrez un flyer détaillé début septembre.

Pour cette session de septembre, donc, nous avons choisi comme rendez-vous le livre récemment traduit et paru en France :

Foucault en Californie

Simeon Wade

ed Zones

Pour cela, nous brassons une fois de plus le fait que Lacan ait lâché la "cure analytique" pour "l’expérience analytique" "Ce qui n’est pas de votre expérience, c’est perdu, perdu une bonne fois pour toute" 4 nov 1973, La Grande Motte. Et nous replonge dans la grande ébullition des seventies sur le sens, le signe, le discours, le poème – le structuralisme, c’est comme le papier tue-mouches, ça colle aux pattes.
Cela s’entrecroise avec le fait que nous avons en main le texte de Eve Kosofsky Sedgwick A poem is being written, qui continue à nous embarquer sur le poème des érotismes enfantins, nous obligeant à approfondir ou plutôt à nous étaler en surface sur le battement de la fessée. Chez Freud, "Das kleine Kind wird auf des nackten Popo geschlagen". Chez Puf : "Le petit enfant est battu sur son tutu tout nu". En langage des nourrices françaises, on dit "Panpan cucul". En langage Gainsbourg aussi :" Une p’tit’ poupée dans ma tape-cul C’est comme si je lui faisais Panpan cucul S’échappant de son p’tit valseur Comm’ d’une bande dessinée Les étoiles de la douleur Se mettent à scintiller". Chez les beat generation, c’est aussi le poème, to beat the way, chercher son chemin.
Avec Eve… le Pan ! pan ! de la fessée n’est pas le battement discontinu de la métrique du poème… son rythme, plutôt, du corps-langage continu qui enjambe les vers, entraînant jambe, jambon, jambage...
Nous avons ouvert ou réouvert Meschonnic, discret ponte de Vincennes avec Foucault, Châtelet, Deleuze… Alors, voilà quelques textes sur nos tables et dans nos ordis :

A propos de la critique du signe linguistique européen, dans Études littéraires africaines : "cliquez ici"

 

Son texte-manifeste sur le rythme et le discours : "cliquez ici"

Et une petite vidéo de trois minutes "PROPOS SERIELS" Entretien avec Jean-Paul DESGOUTTE, 1995. Le corps et le langage

 https://www.youtube.com/watch?v=jy2...

Meschonnic se réfère assez souvent à Encore, en particulier la séance du 9 janvier 73 :
Le signifiant est une dimension qui a été introduite dans la linguistique.
Ce que vos entendez, au sens auditif du terme, n’a avec ce que ça signifie, aucun rapport
L’arbitraire n’est pas ce qui convient
Le signifiant comme tel ne se réfère à rien si ce n’est à un discours
La lettre, radicalement, est effet de discours.
Peut-être est-il très difficile d’exclure de ceux qui parlent la dimension de la vie.
Etc. etc.

Pour nos vacances, David Lapoujade, dans son dernier livre L’altération des mondes Versions de Philip K. Dick, nous emmène dans la SF délirante de Dick, nouvelles et romans, (Le bal des schizos et autres) y’a de quoi lire.
Si on y ajoute un Dickens qui fait les délices d’Eve, L’ami commun, de quelque 900 pages, nous allons nous distraire...

Mayette Viltard

 

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